Versos French Aristide Bruant Marivaudage

French poem

Marivaudage

by (1851–1925)

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Ils étaient vieux. Ils étaient deux : Elle était simplement sa bonne, Lui n’avait servi que Bellone. Ils étaient encore amoureux. Le vieux aimait à siroter Et souvent, la nuit, après boire, L’ancien ne pouvait plus chanter

Victoire ! Lors la vieille se retournait Et boudait toute la semaine, Même quelquefois la quinzaine… Alors notre vieux s’acharnait, Tâchait de gagner du terrain… Mais Babet calfeutrait ses charmes. Le vétéran portait en vain

Les armes ! Pendant que s’acharnait le vieux, Babet boudait contre son ventre. L’autre se calait sur son centre De gravité. Puis, furieux, Ne voulant prier, notre ancien Poussait des soupirs à tout fendre ! Et la vieille ne voulait rien

Entendre. Mais elle soupirait tout bas. Le maître avait l’oreille fine, Alors il s’indignait : Ma fine, En v’lez-vous ou en v’lez-vous pas ? — On n’vous en a jamais r’fusé, Minaudait l’humble maritorne. — Eh ben ! alors, assez causé…

Qu’on s’torne !