Versos French Armand Silvestre Orion

French poem

Orion

by (1837–1901)

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Ô mon rêve ! la nuit vient rouvrir la prison Où tu pleures sans fin la liberté première ; Comme un océan d’or, en faisceaux de lumière, Le jour tumultueux se brise à l’horizon.

Celle dont le regard mortel m’est un poison, Comme une coupe vide a baissé sa paupière. Réveille-toi, Lazare, et soulève la pierre Où sa beauté funeste a muré ma raison !

Vers le firmament clair où la lune s’élance, Mon rêve, envole-toi sur l’aile du silence. Regarde : — les troupeaux cheminent, anxieux,

Sous l’embûche du soir où l’ombre tend ses toiles, Tandis que vers le champ magnifique des cieux Se dirige Orion, le beau pasteur d’étoiles !