French poem
Peine d’amour
by Armand Silvestre (1837–1901)
Quand ta main tomba dans ma main, Je n’osai la presser qu’à peine : Je ne sais quel doute inhumain Faisait déjà trembler la mienne.
Quand ton front se pencha vers moi, À peine j’y posai ma bouche : Je ne sais quel cruel émoi Me rendait timide et farouche.
Ah ! je sentais que désormais La douleur entrait dans ma vie Et je n’ai su que je t’aimais Qu’au jour où tu me fus ravie !