French poem
Primavera
by Armand Silvestre (1837–1901)
Voici que les lis ont ouvert Leurs cœurs étoilés à la brise Dont le flot de parfums se brise Aux murs ombreux du grand bois vert.
Le temps revient des envolées Pour les rêves et les oiseaux, Et des aveux au bord des eaux, Et des serments dans les allées.
Chaque saison porte son heur. — Comme à la terre, à l’âme humaine, Voici que le printemps ramène Tous les mensonges du bonheur !