French poem
Paysage
by Armand Silvestre (1837–1901)
Sur les eaux et les bois descend la paix du soir Et, de l’horizon d’or, comme d’un encensoir, Monte un souffle attiédi qui vibre sous la nue. Derrière le taillis, la lune va frangeant Les nuages massifs d’un long frisson d’argent, Pour en faire un balcon à son épaule nue.