Versos French Baron Byron George Gordon Byron (Ossian.)

French poem

(Ossian.)

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Pourquoi bâtis-tu ce palais? fils du tems à l'aile rapide! Aujourd'hui tu regardes du haut de ta tour: quelques années encore, et le vent du désert arrive; il murmure dans ta cour solitaire.

1. A travers tes créneaux, Newstead, frémit le sourd murmure des vents: ô demeure de mes pères, ton heure est venue; dans ton jardin jadis riant, la ciguë et le chardon ont étouffé la rose qui en ornait les allées.

2. De ces barons couverts de maille, qui, fiers et belliqueux, conduisaient leurs vassaux des confins de l'Europe aux plaines de la Palestine, que reste-t-il aujourd'hui? un bouclier, un écusson, qui retentissent à chaque souffle des airs: voilà l'unique et triste vestige de leur grandeur!

3. Le vieux Robert n'accompagne plus des sons de sa harpe ces vers qui allument dans les cœurs l'amour de la guerre et des lauriers: près des tours d'Ascalon, John de Horistan sommeille, la mort a paralysé la main de son ménestrel.

4. Paul et Hubert dorment dans la vallée de Crécy: ils succombèrent pour la cause d'Édouard et de l'Angleterre. O mes pères! les larmes de votre patrie vous récompensent. Quel fut votre courage! quelle mort fut la vôtre! nos annales peuvent encore le dire.

5. A Marston Moor, quatre frères, réunis à Rupert pour combattre les traîtres, enrichirent de leur sang le sombre champ de bataille: ils défendaient les droits du monarque; c'était encore défendre la patrie: la mort vint mettre le sceau à leur royalisme fidèle.

6. Ombres des héros, salut! Votre descendant vous dit adieu, en quittant le séjour de ses ancêtres. Sous un ciel étranger ou dans sa patrie, votre souvenir lui inspirera une nouvelle ardeur; il ne songera qu'à la gloire et à vous.

7. Une larme obscurcit ses yeux à l'heure de cette triste séparation; mais c'est la nature, non la crainte, qui excite ses regrets: il va bien loin, animé de la même émulation; jamais il n'oubliera la renommée de ses pères.

8. Cette renommée, ce souvenir, voilà ce qu'il chérira toujours; il fait vœu de ne jamais ternir l'éclat de votre nom; il vivra comme vous, ou comme vous il périra; après sa mort, puisse-t-il mêler sa cendre à la vôtre!

II.

ÉPITAPHE D'UN AMI (1803).

Ἀστὴρ πρὶν µὲν ἔλκµπες ἐνὶ ζώοισιν ἑῷος.