French poem
Ii
by Charles-Théophile Féret (1858–1928)
Fuis les sèches, fuis les plates. Laisse les mineures chez Macette, où bave, écarlate, Et rouant des yeux pochés, Le barbon qu’aucunes fois Il faut ranimer du fouet.
Jadis me plut davantage, Encore un peu verdelet, Non tout à fait mûr, cet âge Qui Ronsard ensorcelait. Je penchai mes voluptés Vers ces froides puretés.
Tel, ses cheveux à l’épaule, D’un rû de nacre abusé, Se penche l’amour d’un saule Sur le fugace baiser Qu’aux reflets noue et déclot L’ombre des Nymphes dans l’eau.
N’agace point à ces proies Le bout de tes doigts mouillés; Le jeu de la petite oie Sied aux vices écoliers. Mais fonds ton désir total Dans la chair comme un métal.