French poem
Lxxvii
by de Meun Jean
Comment l'Amant en la cnambrette De la tour, qui estoit secrette, Trouva par Semblant Bel-Acueil Tout prest d'acomplir tout son vueil.
Enclins le salu de venuë Et il ausinc me resaluë, Et de son chapel me mercie. Sire, fis-ge, ne vous poist mie, Ne m'en devés pas mercier; Mès ge vous doi regracier Cent mile fois quant me féistes Tant d'onor que vous le préistes. Et sachiés que s'il vous plaisoit, Ge n'ai riens qui vostre ne soit Por faire tout vostre voloir, Qui qu'en déust rire ou doloir.
Lors me pris à penser à part 15543. Comment retrouver Doux-Regard. Mais le voilà! Dieu le bénisse! Amour pour finir mon supplice M'envoie, hélas! ce doux ami Qui me fut si longtemps ravi; Tel fut mon bonheur, à sa vue, Que fuyait mon âme éperdue. Alors Doux-Regard, moi venu, Tout joyeux sitôt qu'il m'a vu, Du doigt à Bel-Accueil me montre, Qui d'un bond vient à ma rencontre Comme courtois et bien appris, De sa mère il l'avait appris.