French poem
Cavalier spleen
by Édouard Dubus (1864–1895)
Le cavalier Spleen a pour monture, Une âme à plaisir, il la torture.
Il se jeta sur elle, d’un bond, Ainsi qu’un loup, sur un vagabond.
Il lui déchira les flancs, le lâche, À coups d’Éperon et de Cravache ?
Comme elle gémissait, hennissant Il riait, de voir couler le sang.
Hop ! hop ! Carlan, galope, galope, Qu’un nuage tonnant t’enveloppe.
Il me faut aller un train d’enfer Je te veux du feu, dans chaque fer.
Ne touche pas, ou je te défonce À la fleur qui survint dans la ronce.
Cabre-toi, rue, et fais des façons. Le Spleen ne vide pas les arçons.