French poem
Le Calice enguirlandé
by Édouard Dubus (1864–1895)
Pour que s’immortalise un merveilleux supplice, L’Éternel Féminin lève au ciel un calice Enguirlandé de folles fleurs de volupté.
La haute coupe, d’un métal diamanté, Où se profilent de lascives silhouettes, A l’attirance d’un miroir aux alouettes, Et nos divins désirs, qu’elle éblouit un jour, Viennent, l’aile ivre, éperduement voler autour, Criant la grande soif qui nous brûle la bouche, Jusqu’à l’heure de la communion farouche Où chacun boit dans le métal diamanté La Science : qu’il n’est au monde volupté Hormis les fleurs dont s’enguirlande le calice,
Pour que s’immortalise un merveilleux supplice.