Versos French Édouard Dubus Tu m’apparus…

French poem

Tu m’apparus…

by (1864–1895)

Listen in the reader

Tu m’apparus un soir d’hiver mélancolique : Envahi par la nuit sinistre, l’occident Évoquait ces lointains de vieille basilique, Où s’érige en splendeur le maître-autel ardent ; Tu m’apparus un soir d’hiver mélancolique.

Des grâces du couchant ta beauté fut l’égale : Tes longs cheveux demeurés seuls à te vêtir Semblaient la mer roulant des roses du Bengale, À l’heure où les soleils mourants vont s’engloutir ; Des grâces du couchant ta beauté fut l’égale.

Mais l’âme éprise d’horizons crépusculaires, Haïssant le réel pour ses fauves midis, Tu n’aimas que la brume, où les regards stellaires S’avivaient à l’appel de tes yeux agrandis, Chère en allée aux horizons crépusculaires.