French poem
Téléphron
by Édouard Ducoté (1870–1929)
Je n’eus pas un meilleur partage que la plupart de ceux qui sont nés, mais du moins je fus assez sage pour ne m’en être point chagriné.
Je n’ai pas fait, comme certains, de mon âme un filtre malsain qui traversé par des eaux amères les charge encore en amertume.
Mon âme recevait la fange pour la convertir en une onde claire. J’ai puisé dans mes infortunes plus de douceur que mes voisins n’en tiraient souvent de leur bon destin.