French poem
Prélude
by Franc-Nohain (1872–1934)
Ah ! comme ça va, Comme ça va donc vite Comme ça va donc bien En chemin de fer !…
Nous chanterons le P.-L-M. Et, de même, L’Est, L’Ouest, Et le Midi ; Et nous chanterons aussi, — Si cela ne vous ennuie, Honorable compagnie ! — Nous chanterons encor Du Nord, Et de l’État, et d’Orléans, les Compagnies,
(Sans préjudice, bien entendu, de quelques mots Pour les réseaux Économiques et départementaux) ;
Car c’est le temps de prendre l’air En des voyages circulaires :
C’est le temps des chemins de fer.
À la campagne, ou vers des plages, ou vers des thermes, En d’autres termes Ailleurs, ailleurs, Nous allons, pâles voyageurs, Quérir la santé, la fraîcheur, Le repos, et le lait des fermes :
Le mouvement est dans les gares, Car Le temps est d’aller autre part
Et nous croyons bon qu’on écrive Ces chants sur les locomotives Qui nous mènent à travers champs, — Nous qui voulons calmer les peines En cherchant, Pour la mettre à portée des gens, Des pauvres inquiètes gens, Qui s’agitent, qui se démènent, Ou se promènent,
La poésie des choses quotidiennes.