Versos French François Villon Envoi. [P. 123]

French poem

Envoi. [P. 123]

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Prince, porté soit des clers Eolus, En la forest où domine Glocus, Ou privé soit de paix et d'espérance, Car digne n'est de posséder vertus, Qui mal vouldroit au royaume de France!

LE JARGON OU JOBELIN DE MAISTRE FRANÇOIS VILLON.

BALLADE I.

A Parouart, la grand Mathe Gaudie, Où accollez sont duppez et noirciz, De par angels suyvans la paillardie, Sont greffiz et prins cinq ou six. Là sont bleffeurs, au plus hault bout assis Pour l'evagie, et bien hault mis au vent. Escevez-moy tost ces coffres massis! Ces vendengeurs, des ances circoncis, S'embrouent du tout à néant... Eschec, eschec, pour le fardis!

Brouez-moy sur ces gours passans, Advisez-moy bien tost le blanc, Et pictonnez au large sur les champs: Qu'au mariage ne soyez sur le banc Plus qu'un sac de piastre n'est blanc. Si gruppez estes des carireux, Rebignez-moy tost ces enterveux, Et leur montrez des trois le bris: Que clavés ne soyez deux et deux... Eschec, eschec, pour le fardis!

Plantez aux hurmes vos picons, De paour des bisans si très-durs, Et, aussi, d'estre sur les joncs, En mahe, en coffres, en gros murs. Escharricez, ne soyez durs, Que le grand Can ne vous fasse essorer. Songears ne soyez pour dorer, Et babignez tousjours aux ys Des sires, pour les debouser... Eschec, eschec, pour le fardis!

ENVOI.

Prince Froart, dit des Arques Petis, L'un des sires si ne soit endormis, Levez au bec, que ne soyez griffis, Et que vous n'en ayez du pis... Eschec, eschec, pour le fardis!

BALLADE II.

Coquillars, narvans à Ruel, Men ys vous chante que gardez Que n'y laissez et corps et pel, Com fist Colin de l'Escaillier, Devant la roe babiller Il babigna, pour son salut. Pas ne sçavoit oingnons peller, Dont Lamboureur lui rompt le suc.

Changez, andossez souvent, Et tirez tout droit au tremble, Et eschicquez tost en brouant. Qu'en la jarte ne soyez ample. Montigny y fut, par exemple, Bien estaché au halle-grup, Et y jargonnast-il le temple, Dont Lamboureur lui rompt le suc.

Gailleurs, bien faitz en piperie, Pour ruer les ninars au loing, A l'assault tost, sans suerie! Que les mignons ne soient au gaing, Tout farcis d'un plumas à coing, Qui griefve et garde le duc, Et de la dure si très loing, Dont Lamboureur luy rompt le suc.

ENVOI.

Prince, arrière de Ruel, Et n'eussiez vous denier ne pluc, Que au giffle ne laissez la pel, Pour Lamboureur, qui rompt le suc.