Versos French Gabriel Monavon Simple vœu

French poem

Simple vœu

by (1820–1906)

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On raconte qu’Orphée à la céleste voix, Quand son âme vibrait, en proie au saint délire, Attendrissait soudain aux accords de la lyre, Les sauvages rochers, les plaines et les bois…

On dit que les remparts de Thèbes, à la fois Montèrent aux accents d’Amphion qui soupire, Et que l’on entendit les échos redire Son immortel triomphe au monde d’autrefois.

Muse ! moi je n’ai pas d’assez vives haleines Pour attendrir les bois, les rochers et les plaines ; Je ne veux pas jeter mes chants à l’univers,

Et la gloire n’est pas mon idole suprême… Mais je serai content, pourvu qu’avec mes vers Je ravisse le cœur de la beauté que j’aime !