French poem
XV (Quand je t’aurai longtemps serrée entre…)
by Georges de Porto-Riche (1849–1930)
Quand je t’aurai longtemps serrée entre mes bras, Tu te moqueras bien de ma naissance obscure. De l’extase passée à l’extase future, Le temps te sera long ; je mettrai, tu verras, Des baisers inconnus sur ta bouche endormie. Je ne t’apporte pas, ô ma petite mie, L’honnête amour des cœurs qui n’ont pas été fous. Beaucoup d’hommes n’ont pas le talent des tendresses ; On lisait le bonheur au front de mes maîtresses. Je sais si bien aimer que je fais des jaloux.