French poem
XVII (Lorsqu’on est sûr qu’on la verra…)
by Georges de Porto-Riche (1849–1930)
Lorsqu’on est sûr qu’on la verra, Le cœur accepte son martyre ; Notre supplice nous attire, Quand nous savons qu’elle viendra.
Nous mettons de la complaisance À provoquer sa cruauté. Ah ! ce n’est rien en vérité Que de souffrir en sa présence.
Le seul chagrin, le vrai malheur, C’est le départ de l’amoureuse. Son voyage est la chose affreuse. Connaissez-vous cette douleur ?
Nous maudissons notre impuissance, Nous voudrions nous délier… Et nous craignons de l’oublier, Quand se prolonge son absence.