French poem
073 (Bref, tu t’es plainte à moi…)
by Georges Docquois (1863–1927)
Bref, tu t’es plainte à moi, comme d’un contre-sens, De l’influence, hélas ! que ton attrait exerce Et qui se fait sentir jusque dans ton commerce Avec tes protégés les plus adolescents !
Bien que, dis-tu, tu chérisses ces innocents Loyalement et sans aucune ardeur perverse. Ton plus discret attouchement les bouleverse. Tu les quittes toujours pensifs et rougissants…
Tu t’en plaignais sans offensante simagrée, Et tu semblais d’un vrai désespoir pénétrée. « Elle est meilleure, au fond, qu’elle ne le paraît. »
Pensais-je. Quelle erreur ! Tu rien étais que pire ! Car, tout en te plaignant d’en souffrir, en secret, Tu te félicitais de ton mauvais empire !