French poem
076 (« Je t’aimais mal : mais…)
by Georges Docquois (1863–1927)
« Je t’aimais mal : mais, toi, tu ne m’aimais pas mieux Diras-tu. « Dans le cœur misérable de celle Que, si cruellement, ta censure harcèle Ne pouvais-tu donc rien trouver de merveilleux ?
« Si ton amour avait été plus vrai, tes yeux N’auraient-ils pas su découvrir cette parcelle De pureté dont tu parlais et qui se cèle Dans la vase des cœurs les plus pernicieux ?
« As-tu fait de ce cœur misérable ta cible ? N’est-il donc rien en lui que de répréhensible ? Quoi ! tout le mal du monde y serait renfermé !
« Quoi ! ce cœur ne serait pétri que de mensonge ! Pour l’avoir aimé mal, ne l’a-t-il pas aimé ? » Cela se peut, ma chère… Il faudra que j’y songe.