Versos French Georges Docquois 132 (Ce n’est point par mégarde, évidemment…)

French poem

132 (Ce n’est point par mégarde, évidemment…)

by (1863–1927)

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Ce n’est point par mégarde, évidemment, ma belle, Que tu perdis cet éventail tant dorloté. Tu ne l’as point perdu. Non, non ! Tu l’as jeté, Sous l’inspiration d’une ruse nouvelle.

Cette ruse a fleuri d’un coup dans ta cervelle. Le dessein n’en fut pas du tout prémédité. Ah ! tu ne manques pas d’ingéniosité ! J’en connais maint exemple et que je me rappelle…

Oui, tu t’es dit, j’en suis bien sûr, car tu vois loin : « Il ne vient pas beaucoup de monde dans ce coin ; Mais, lui, ma fille, lui, ne pouvant se défendre

« D’y revenir baiser la trace de tes pas, Trouvera l’éventail et voudra te le rendre… » Ma belle, bien joué ! Mais bien gagné, non pas !