Versos French Georges Docquois 213 (Proteste, mais je sais, d’avance, que…)

French poem

213 (Proteste, mais je sais, d’avance, que…)

by (1863–1927)

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Proteste, mais je sais, d’avance, que tu n’es Pas aussi soulevée, aussi blême de rage Que l’on pourrait le craindre, en lisant cet ouvrage, Tissu pour toi du fil barbelé des sonnets.

Pour le grand feu de bois tout prêt sur tes chenets. Non, tu n’en feras pas un objet de tirage. Non, ce pamphlet, quoique sanglant, point ne t’outrage : Il fouette ton orgueil, plutôt ! Je te connais.

Tu fronçais le sourcil, ma chère, quand mes lèvres Chantèrent ton éloge en mots exquis mais mièvres, À l’heure où le désir premier nous assembla.

Je te connais. Non. tu n’es pas de ces poupées Qui veulent des douceurs, mais de ces femmes-là Qui rêvent d’être, un jour, par leur amant frappées !