French poem
Adieux au Limosin
Flaves guérets de Beauce, âpre lande bretonne, clairs ruisseaux du Forez, étangs noirs de la Crau, coteaux du Bordelais que le pampre festonne, pacages limosins que broute le taureau,
sous les frimas d’hiver ou la pourpre d’automne, comme en la prime-vère où fleurit le sureau, la campagne toujours me sembla monotone et bête comme un vers d’Hégésippe Moreau !
Donc je te quitte enfin, pays de la châtaigne. Va ! je pars sans regret bien que novembre teigne de cinabre, ce soir, l’ocre de tes couchants
et toi par qui fulgure en nos cœurs l’étincelle, ô grand Méhul, je sais une chose plus belle que le Chant du départ, c’est le départ des champs !