French poem
Triolets
Mon cœur s’amuse à voltiger Près des femmes blondes et roses ; Dans son caprice passager Mon cœur s’amuse à voltiger, Ainsi qu’un papillon léger Qu’ensorcelle l’odeur des roses ; Mon cœur s’amuse à voltiger Près des femmes blondes et roses.
Mais si je change ainsi d’amours C’est bien la faute des coquettes ; Je veux me fixer tous les jours Mais si je change ainsi d’amours Ballotté partout et toujours Comme un volant sous des raquettes, Mais si je change ainsi d’amours C’est bien la faute des coquettes.
Si mon cœur vit en vagabond Courant et gémissant sans trêve Comme un aveugle sur un pont, Si mon cœur vit en vagabond C’est que pas une ne répond À la vierge en fleur de mon rêve, Si mon cœur vit en vagabond Courant et gémissant sans trêve.
Ô jeunes filles de vingt ans Mon âme en feu vers vous s’envole ; Vous êtes des fleurs de printemps Ô jeunes filles de vingt ans ! Mais vous avez de temps en temps L’esprit moqueur, l’esprit frivole ; Ô jeunes filles de vingt ans Mon âme en feu vers vous s’envole.
Où donc est-elle parmi vous La femme étrange et raffinée Qui comprendra mes désirs fous ? Où donc est-elle parmi vous ; Que je l’adore à deux genoux Ma Madone prédestinée ? Où donc est-elle parmi vous La femme étrange et raffinée ?
Où donc es-tu, mon idéal ? Où donc es-tu, femme rêvée Dans les splendeurs de Floréal ? Où donc es-tu, mon idéal ? Dans un salon ou dans un bal Je ne t’ai pas encor trouvée… Où donc es-tu, mon idéal ? Où donc es-tu, femme rêvée ?