French poem
VI
by Gustave Kahn
Je m’ennuie à tarir, viendrez-vous avec nous au bocage royal des fous ? Parez-vous donc à ravir
D’un collier d’ambre à votre cou, sur votre doux visage un loup, que seul je puisse savoir que tu es jolie à ravir.
Des crépons argentés, d’un éventail en rais lunaires, de votre regard, parez-vous et venez, jolie à ravir.
Le rêve est doux, qui joint les espaces ; sur la route vous feront place les carrosses des rêves jaloux. Que soyez parée à ravir,
Et votre triste compagnon embrassera votre cou et puis dénouera votre loup. Belle, tu es jolie à ravir.
Qu’il est loin le rêve espéré et que vais vivre dépité car, vrai, je m’ennuie à tarir loin de vous, jolie à ravir.