Versos French Gustave Le Vavasseur Le Blé

French poem

Le Blé

by (1819–1896)

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La terre, ton épouse, ô semeur vigilant, Te donne tous les ans des enfants par douzaine ; Des gamins, dont l’essaim joue à travers la plaine, Trèfles, chanvres, sainfoins, seigles à l’épi blanc ;

Puis des filles c’est l’orge au panache insolent, Rude au goût, douce au cœur, acariâtre et saine ; Sa sœur, l’avoine folle à la tête un peu vaine, Secouant les grelots de son épi tremblant.

Tu nourris tes puînés et tu dotes ta fille, Mais le moins que tu peux, en vrai père normand. Les soins et les engrais sont tous pour le froment.

Celui-ci, c’est le fils aîné de la famille ; Tu surveilles sa pousse avec un œil troublé, Rien n’est beau, n’est-ce pas, comme un bon champ de blé ?