Versos French Isaac de Benserade Alors la muse fatiguée

French poem

Alors la muse fatiguée

by (1613–1691)

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Alors la Muse fatiguée Me dit, c’en est trop, finissons : Je pars, et ma faveur briguée M’appelle à d’autres nourrissons.

Chacune fera des façons, Pour se voir icy distinguée, Et prétendra dans vos chansons Estre en bonne part alléguée.

Mille et mille, quelle pitié ! Vont s’attribuer la moitié D’un ouvrage tel que le vôtre,

Qui cependant, faute d’appas, Vont prendre une moitié pour l’autre, Et ne s’en apercevront pas.