French poem
Au bout du compte, quelque playe
by Isaac de Benserade (1613–1691)
Au bout du compte, quelque playe Que pour vous dedans l’âme j’aye, Je ne suis pas tant arrêté Aux fers de ma captivité Qu’à les rompre, enfin, je n’essaye. N’est-il pas temps que je me paye, Puisque mon amour est si vraye Et qu’on voit ma fidélité Au bout ?
C’est par trop me donner la baye, De mon souvenir je vous raye, Ailleurs je suis bien mieux traité, Et c’est une jeune beauté Aimable autant que vous que j’aye Au bout.