Versos French Iwan Gilkin Anatomie

French poem

Anatomie

by (1858–1924)

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Dans la rue, au théâtre, au bal, je décompose Les visages. Toujours j’y retrouve le Mal, Qui sous les teints cuivrés, la graisse ou la chlorose Découpe en grimaçant un profil d’animal.

La brute qui végète au fond de l’âme, impose Au galbe lentement son rictus bestial ; L’être humain se dissout et se métamorphose En chien, en bouc, en porc, en hyène, en chacal.

L’Avarice, le Vol, la Ruse et la Luxure, Sous le faux vernis des civilisations Trahissent lâchement notre ignoble nature ;

Les muscles vigoureux et les carnations Superbes font aux os d’inutiles toilettes, Où transparaît l’horreur intime des squelettes.