Versos French Jacques Normand 17 (Au loin le canon gronde à…)

French poem

17 (Au loin le canon gronde à…)

by (1848–1931)

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Au loin le canon gronde à coups précipités ; À ces grosses voix furieuses Se mêlent fréquemment, par le vent apportés, Les grincements des mitrailleuses. On se bat dans Paris, Français contre Français. Ici, sur la place, par bandes, Les Prussiens, roses, gras, digèrent leurs succès Et jouent des valses allemandes. Le rythme sautillant de ces airs favoris Qu’on chante là-bas, aux kermesses, Semble, par ironie, accompagner les cris De nos canons, les grosses caisses… Oh ! l’affreuse douleur que mon âme ressent, Je n’essaierai pas de la dire : Pour pouvoir l’apaiser il me faudrait du sang, Et des larmes pour la décrire !