French poem
38 (Quand Dieu, sublime statuaire…)
by Jacques Normand (1848–1931)
Quand Dieu, sublime statuaire, Eut, dans sa gigantesque main, Pétri notre visage humain Du limon de sa jeune terre,
Devant son ouvrage éphémère, Éternel, il sourit soudain, Sourire tranquille et serein Et doux comme celui d’un père.
Ce sourire se refléta Sur le limon, et s’incrusta Pur rayon où tremble une larme :
Or ce chaud rayon de bonté Nous l’avons appelé : Le Charme… Et vous en avez hérité.
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