French poem
54 (Or Satan dit un jour à…)
by Jacques Normand (1848–1931)
Or Satan dit un jour à l’homme : « Écoute-moi ! » Je te hais… Et je veux assouvir cette haine » En rivant à tes pieds l’interminable chaîne » Des multiples fléaux que j’ai créés pour toi.
» La souffrance sera ton éternelle loi ; » La maladie errante ou la mort trop certaine, » Tout le cortège noir de la douleur humaine, » Mettront ton corps en fièvre et ton âme en émoi.
» Pourtant je suis bon prince et, par ruse peut-être, » Je tiens à t’avertir que je te laisse maître » De t’octroyer en plus — au cours de ton chemin —
» Le plus grand des fléaux, celui-là que je nomme » La Guerre. Prends bien garde à la Guerre, pauvre homme ! » Il se tut… Et l’on se battait le lendemain !