French poem
Souvenirs
by Jean Lahor (1840–1909)
Oh ! les longs, longs baisers sur sa bouche et ses yeux, La chair mordue ainsi qu’un fruit délicieux, Et le matin, le lent enroulement des tresses, Les regards échangeant leurs dernières caresses, Les angoisses, le soir, si tu ne venais pas, Ou les bonds de mon cœur quand j’entendais tes pas : Vision du passé, pourquoi m’être apparue Devant les deux amants qui marchaient dans la rue, Et qui m’ont rappelé le temps évanoui Où près de moi chantait l’oiseau qui s’est enfui ?