French poem
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by Jean Moréas
Ô toi qui sur mes jours de tristesse et d’épreuve Seule reluis encor, Comme un ciel étoilé qui, dans la nuit d’un fleuve, Brise ses flèches d’or,
Aimable Poésie, enveloppe mon âme D’un subtil élément, Que je devienne l’eau, la tempête et la flamme, La feuille et le sarment :
Que, sans m’inquiéter de ce qui trouble l’homme, Je croisse verdoyant Tel un chêne divin, et que je me consomme Comme le feu brillant !