French poem
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by Jean Moréas
Tu me la dois enfin, cette faveur, ô Parque, Qui filas tous mes maux, De songer à mon gré, balancé dans la barque Sous les feux des Gémeaux.
Puisque tu veux qu’ainsi me versent l’amertume Calliope et Péan, Fais que mes yeux lassés soient baignés de l’écume De l’immense Océan.
Et puisque le laurier se flétrit sur mes tempes Et tombe grain à grain, Sur ma tête fatale emmêle et tords les hampes Du pâle lys marin.