French poem
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by Jean Moréas
Je me compare aux morts, à la source tarie, À l’obscur horizon, À la fleur effeuillée, à la feuille pourrie Sur un pâle gazon,
À l’arbre qu’on abat dans un bois sans verdure Pour former un cercueil, Aux brouillards de l’hiver, à toute la nature De tristesse et de deuil.
Mais ne suis-je plutôt à l’Océan semblable, Qui, toujours florissant, Laisse le vol du temps passer, et sur le sable Écume en gémissant ?