French poem
Xv
Pauvre sœur! qu'aucun plus ne mêle A son nom crainte ni clameur. Sommes-nous pas faibles comme elle? Tous enfants du même semeur? Les épis que l'or chaperonne Souffrent bien l'azur du barbeau! Si le diable n'était pas beau, Il n'eût jamais tenté personne.
D'ailleurs tous ces vains maléfices, Dont le fantôme nous séduit, Du démon ne sont qu'artifices Pour nous égarer dans la nuit. Arrière à celui qui tamponne La lumière sous le boisseau! Si le diable n'était pas beau, Il n'eût jamais tenté personne.
Type éternel d'impénitence, Pendant qu'il court, le Juif maudit; Sur Jeanne, invoquons l'assistance De l'Homme-Dieu qui se rendit Aux yeux en pleurs de Magdelone, Aux prières du larronneau. Si le diable n'était pas beau, Il n'eût jamais tenté personne.
Et dans ce cas très-exemplaire, SI j'ai voulu vous divertir, Si j'ai cherché trop à vous plaire, Pas assez à vous convertir, Sachez que le diable en personne Se rit de tout poètereau. Si le diable n'était pas beau, Il n'eût jamais tenté personne.
ENVOI.
T'agréer me fut une amorce; Des enfers enfin revenu, Ami, non sans plus d'une entorse, J'ai là, près de l'esprit cornu, Vu la critique hérissonne: Qu'elle y reste, cher Archambeaud. Si le diable n'était pas beau, Il n'eût jamais tenté personne.
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POUR PARAITRE PROCHAINEMENT: