Versos French Jules Laforgue Chapitre 3

French poem

Chapitre 3

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emprisonné dans la grâce du même geste,

Va ! la mort qui prendra les roses de ta mine, Heurte partout du même doigt ; Elle force aussi bien la porte des chaumines Que la citadelle des rois.

La Mort a des rigueurs à nulle autre pareilles… Le pauvre en sa cabane où le chaume le couvre Est sujet à ses lois Et la garde qui veille aux barrières du Louvre N’en défend point nos rois.

Au matin, lorsque tremble une jeune lumière A midi, lorsque flotte une chaude poussière,

La flûte amère de l’automne Fleure dans le soir anxieux Tandis que sanglotent les cieux,

Des orantes, les mains et le front desséchés S’agenouillent…

Je viens à vous, frères penchés sur les emblaves, Attelés à la meule au fond de l’ergastule ; Mon verbe lacérant l’antique crépuscule Souffle une âme de pourpre à vos âmes d’esclaves ;

Redressez-vous ; sarclez les herbes parasites : Lancez contre le ciel les pierres de vos geôles, Et que les murs vaincus, par vos fortes épaules Vous ouvrent le jardin des terres interdites.....

… Nous ferons splendir dans la forme correcte Le rêve fraternel qui hante nos cerveaux

Fatigué de porter un nom de pot de chambre, Thomas…

Et tous mes fondements sont pleins d’Eucharistie.

L’éclat mystérieux des roses et du sang.