Versos French Jules Verne Oui, croyez-moi, m’amie

French poem

Oui, croyez-moi, m’amie

by (1828–1905)

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Oui croyez-moi m’amie, je vous dis, prenez garde ! Fuyez tous ces plaisirs, car ils sont inconstants, Et, bien qu’à vous frapper le malheur encor tarde, Il viendra ! — La douleur est compagne du temps !

Quand le cœur est si laid qu’il se voile et se farde, Il sent que la misère est de tous les instants ! Les larmes, et la faim, et ces maux attristants, Qui font, Catinetta, qu’à peine, on vous regarde !

Assez, amie, assez ! Car rien n’est triste à voir Comme une pauvre fille en pleurs, et jeune encore, Que le passé poursuit, que le présent dévore,

Dont l’avenir se perd dans un horizon noir ! Avoir vécut d’amour, et mourir de tristesse ! Oh ! que vous payez cher, quelques moments d’ivresse !