Versos French Jules Verne Paraphrase du psaume 129

French poem

Paraphrase du psaume 129

by (1828–1905)

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Oh ! mon Dieu, c’est vers vous du profond de l’abyme, Que je m’écrie, et que je pleure ! Écoutez ; c’est la voix de la triste victime, Vous, le Seigneur des Seigneurs !

Rendez-moi, s’il vous plaît, votre oreille attentive, Entendez-moi dans tous les lieux, La prière jamais ne fut intempestive En montant au Seigneur des Cieux.

Ah ! si vous mesurez votre sainte justice À la grandeur de nos péchés, Qui peut briser ses liens ? Si vous n’êtes propice Par qui seront-ils détachés ?

Qui pourrait subsister devant votre présence ? Seigneur ! Seigneur ! écoutez-moi ! Si j’ai dans vos bontés placé mon espérance, C’est à cause de votre loi.

Avec bien grands désirs je l’attends ; je confie En vos paroles tout mon cœur ; Vos promesses, mon Dieu, nous rendront à la vie ! Ô mon âme, attends le Seigneur !

Et que, depuis le soir jusqu’au jour qui commence, Israël inclinant ses pleurs Lève ses tristes mains, porte son espérance Vers Dieu qui calme les douleurs ;

Car le Seigneur est grand, et sa miséricorde. Descendra pour nous racheter, Et la grâce abondante qu’à nos cœurs il accorde, Vers le ciel viendra nous hâter.

Il soulage Israël de la profonde peine Qui lui faisait verser ses pleurs. Israël chantera, délivré de sa chaîne, Un hymne au Seigneur des Seigneurs.