French poem
Fin d’hiver
by Marie Krysinska (1857–1908)
Les frêles branches Griffonnent joliment le ciel pâle C’est, apparue en cette clarté franche, La nature sans voiles.
Élargie, elle semble avoir ouvert les portes De son manoir, aux grâces surannées, Décolorées, penchent les herbes mortes, Près des verts genêts.
La futaie morose, Que le sapin vivace couronne, Est violette et rose En ses touchants haillons d’automne.
Ce demi-deuil à l’horizon, Qu’éclaire un azur aimable et subtil, Frissonne à l’espoir des prochains avrils, De soleil et des chansons.
Ainsi, d’un amour qui finit Dans un cœur las — Cependant que déjà sourit Nouvel amour, vêtu de joie.