Versos French Marie Krysinska La contredanse

French poem

La contredanse

by (1857–1908)

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Mise en fuite par la « Carmagnole » sanglante — Qui piétina le gracieux Menuet Et le Passepied enjoué — La Danse Avec l’Empire revient en France, Grave, lasse, convalescente.

Après les victoires napoléoniennes, Après Rivoli, Austerlitz, Iéna, Les fêtes aux Tuileries ont un apparat Militaire.

Des cariatides en bronze soutiennent, Dans un geste d’offrande, des flambeaux dorés, Fleuris d’éblouissante lumière. Sur des lits romains, en de somptueuses poses — Statues vivantes, théorie triomphale, Qu’une sonnerie de gloire vient d’animer — Se groupent les dames de la Cour Impériale En tuniques À l’antique, Les cheveux ceints de roses Et de lauriers.

Abeilles et couronnes et lauriers encor Profusionnent l’or Sur les tentures vertes noblement drapées.

Et parmi toutes ces richesses Réunies là comme en un trophée, Les prestigieux uniformes et les pommeaux d’épées Frôlent des bras nus de déesses Et de fées.

Les illustrations de la Diplomatie, Les invincibles Héros guerriers Inclinent leurs fronts altiers Devant la Beauté.

Et leur orgueil plie Dans la révérence De la contredanse.