French poem
La Forêt
by Marie Krysinska (1857–1908)
La forêt nous ouvre ses portes vertes Dans son silence Écoutons battre Nos cœurs attendris.
Mais voici le ciel obscurci Et le vol fou des éclairs. C’est l’orage qui frappe brutalement Les branches agitées Et met en fuite les habitants De la futaie : La biche candide, le lièvre affolé, Et le lapin, repu de serpolet.
La troupe des dieux agrestes Qui dansait en rond dans la clairière Cherche abri aux creux des vieux arbres Et dans la grotte familière.