Versos French Maurice Rollinat L’Étrangère

French poem

L’Étrangère

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La maladie et la vieillesse Nous font hideux — blocs ou fuseaux — Et nous travaillant jusqu’aux os Nous décomposent pièce à pièce.

Mais si saugrenus, si discords Que nous rende le sort funeste, Nous revoyons notre ancien corps Dans le monstre qui nous en reste.

Hélas ! il n’en est pas ainsi Quand le fond de l’homme est moisi. Rien n’y paraît qu’une ombre infâme.

C’est en vain qu’on regarde en soi : Et l’on s’avoue avec effroi Qu’on ne reconnaît plus son âme.