Versos French Pamphile Le May A une Jeune Mere

French poem

A une Jeune Mere

by (1837–1918)

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Avec quel soin jaloux ta tendresse l'arrange, Cet enfant qui vagit sur son blanc traversin! Chacun de ses soupirs fait tressaillir ton sein; Le regard qui le couvre est plus chaud que son lange.

Tu vois monter vers lui l'encens de la louange. Tu fais son âme grande, et son corps, noble et sain. Tu le dis le plus beau de tout le jeune essaim Qui s'élève à la gloire avec des ailes d'ange.

Berce-le, jeune mère, au souffle du désir, Et défends-le du mal qui pourrait le saisir, Pendant qu'à ta chanson il dort son léger somme.

Puisque c'est le bonheur que tu cherches pour lui, Borne tes voeux et chasse un inutile ennui: Tout enfant est heureux que l'on fait honnête homme.