French poem
Son Ame S'envola
by Pamphile Le May (1837–1918)
Je la voyais passer à chaque aube nouvelle, Marchant d'un pas rêveur, le regard abattu: Comme par son parfum la rose se révèle Elle se révélait par sa douce vertu.
Comme une feuille tombe avant le froid d'automne, Comme tombe un épis avant que de mûrir, Du monde n'aimant plus le refrain monotone Elle pencha son front et ce fut pour mourir.
Et comme une colombe étend ses blanches ailes, Roucoule et prend son vol vers l'Orient de feu, Entre nos bras laissant ses dépouilles mortelles Son âme s'envola, s'envola jusqu'à Dieu.