French poem
Quand tu me lis une histoire
Quand tu me lis une histoire Empruntée aux « Faits Divers », Je me refuse à la croire — Le monde est-il si pervers ?
Les gens sont-ils si sublimes ? (J’en conviens, moins fréquemment) Tu lis ou plutôt tu limes Et ce m’est un agrément
Alors qu’à mon tour je lime, En travail d’un vers, subtil, D’ouïr, marquant mètre et rime, Ce martellement gentil,
Et puis encore ce que j’aime Dans ces récits fabuleux C’est d’être fabuleux même, Contes noirs ou contes bleus.
C’est ainsi que sous la lampe Passent les heures du soir… La nuit s’est faite : je rampe Me coucher, las de m’asseoir.