French poem
Quatorzain pour toutes
Ô femmes, je vous aime toutes, là, c’est dit ! N’allez pas me taxer d’audace ou d’imposture. Raffolant de la blonde douce et de la dure Brune et de la virginité bête un petit
Mais si gente et si prompte à se déniaiser, Comme aussi de l’aime maturité (que vicieuse ! Mais susceptible d’un grand cœur et si joyeuse D’un sourire et savourant, lente, un long baiser).
Toutes, oui, je vous aime, oui, femmes, je vous aime — Excepté si par trop laides ou vieilles, dam ! Alors je vous vénère ou vous plains. Je vais même
Jusqu’à me voir féru, parfois à mon grand dam, D’une inconnue un peu vulgaire, rencontrée Au coin… non pas d’un bois sacré ! qui m’est sucrée.