French poem
Comme un Chevreuil, quand le printemps détruit
Comme un Chevreuil, quand le printemps détruit Du froid hyver la poignante gelée, Pour mieux broutter la fueille emmielée, Hors de son bois avec l’Aube s’enfuit : Et seul, et seur, loin de chiens et de bruit, Or’ sur un mont, or’ dans une valée, Or’ près d’une onde à l’escart recelée, Libre, folastre où son pie le conduit : De rets ne d’arc sa liberté n’a crainte Sinon alors que sa vie est attainte D’un trait meurtrier empourpré de son sang. Ainsi j’alloy sans espoir de dommage, Le jour qu’un œil sur l’Avril de mon aage Tira d’un coup mille traits en mon flanc.