French poem
Dedans un pré je vis une Naiade
Dedans un pré je vis une Naiade, Qui comme fleur marchoit dessus les fleurs, Et mignottoit un bouquet de couleurs, Echevelée en simple verdugade. De son regard ma raison fut malade, Mon front pensif, mes yeux chargez de pleurs, Mon cœur perclus : tel amas de douleurs En ma franchise imprima son œillade. Là je senty dedans mes yeux voiler Un dous venin, subtil à s’escouler Au fond de l’ame, où le mal est extresme : Puis comme un liz de la gresle froissé Languist à bas, j’eu le cœur abaissé, Et dans mon feu je m’immolay moy-mesme.