French poem
Ne seroy-ie pas encore
NE seroy-ie pas encore Plus dur qu’vn Scythe cruel, Ou le flot continuel Qui laue le sablon More, Si ie n’emplumoy la gloire De toy mon Paschal, afin Qu’elle voltige sans fin Dans le temple de Memoire ? La chaine qui entrelace Ton esprit auec le mien, Et mon nom semblable au tien Commande que ie le face : Ce m’est vne douce peine Chanter l’homme, en qui les Cieux Ont renuersé tout le mieux De leur influence pleine. Quand sa clarté merueilleuse Maugré l’obscur se fait voir Par les rayons du sçauoir De sa langue mielleuse : Certes telle gloire douce Crie qu’elle est seule à toy, Que i’accorde sous la loy De ma Lyre & de mon pouce. Ia ton Languedoc se vante D’honorer son nourisson, Fait immortel par le son Du Vandomois qui le chante. Quoy ? c’est toy qui m’eternise, Et si i’ay quelque renom, Ie ne l’ay, Paschal, sinon Que par ta vois qui me prise. Car iamais le temps n’ameine Comme aux autres, des oublis Aux escrits qui sont polis Par ta langue si Romaine.